Tout poseur de films doit maîtriser la règle, car c'est lui qui conseille le client et engage son sérieux.
Depuis le 1er janvier 2017 (décret n° 2016-448 du 13 avril 2016), le pare-brise et les vitres latérales avant doivent laisser passer au moins 70 % de la lumière visible. C'est le taux de transmission lumineuse (TLV). En pratique, on ne pose donc pas de film foncé à l'avant.
Les vitres latérales arrière et la lunette arrière ne sont pas concernées par cette limite : on peut y poser des films plus foncés.
Rouler avec des vitres avant surteintées expose à une amende de 135 € et à un retrait de 3 points sur le permis. Les forces de l'ordre contrôlent le taux avec un teintemètre.
Une dérogation existe pour les personnes dont l'état de santé l'exige, sur présentation d'un certificat médical, ainsi que pour certains véhicules spécifiques (véhicules blindés, forces de l'ordre). En cas de doute, le texte de référence fait foi.
Mesurer le TLV d'origine du vitrage avant toute pose à l'avant.
Proposer pour l'avant des films clairs (athermiques, anti-UV) qui respectent les 70 %.
Réserver les teintes foncées à l'arrière.
Expliquer la règle au client et la mentionner sur le devis et la facture.
Respecter la réglementation n'est pas une contrainte commerciale : c'est un argument. Les clients cherchent des poseurs qui les protègent d'une amende.
La réglementation fait partie du programme de la formation en pose de film solaire automobile (3 jours, centre certifié Qualiopi) :
Vitres teintées : ce que dit la réglementation en France